Prenons un mois concret. Marlène Quéguiner, consultante en communication indépendante, a encaissé 3 200 € en novembre. Sur le papier, c'est un bon mois. Dans les faits, voici ce que révèle son suivi.
La structure du mois
| Catégorie | Montant |
|---|---|
| Revenus encaissés | 3 200 € |
| Provision URSSAF (22 %) | 704 € |
| Provision impôt (15 %) | 480 € |
| Charges fixes (outils, abonnements) | 210 € |
| Dépenses ponctuelles (déplacement, formation) | 155 € |
| Solde disponible réel | 1 651 € |
Ce que ce tableau révèle
Sans ce découpage, Marlène aurait eu l'impression de disposer de 3 200 €. La différence entre le montant brut et le solde réel est de 1 549 €, soit presque la moitié.
Ce n'est pas une erreur de sa part. C'est simplement ce que coûte une activité indépendante bien tenue, avec des provisions correctement anticipées.
Le point de décision clé
Elle a choisi de provisionner chaque mois, même quand les revenus sont faibles. Ce choix a été pris après un redressement URSSAF lors de sa deuxième année d'activité.
Le suivi budgétaire ne sert pas à optimiser. Il sert d'abord à ne pas être surpris par des échéances que l'on pouvait prévoir.